D é p a r t e m e n t    d' I n f o r m a t i q u e
Avec l'Informatique, vous essayez de faire des choses qui n'existent pas
Karen Sparck Jones
informatique

LA NOTION D'INFORMATIQUE

Le terme informatique désigne littéralement l'automatisation du traitement de l'information par ordinateur. Il a été créé en 1962 par Philippe Dreyfus à partir des mots « information » et « automatique ». (source : Wikipédia)
L'usage officiel du mot a été consacré par Charles de Gaulle qui, en conseil des ministres, a tranché entre « informatique » et « ordinatique ».

« L’Informatique est la science du traitement rationnel, notamment par machines automatiques, de l'information considérée comme le support des connaissances humaines et des communications dans les domaines technique, économique et social » (B.O.E.N., 26 févr. 1981, no 8). Informatique documentaire, médicale; informatique de gestion. L'électronique mise au service de l'information, ce qu'on appelle dans ce cas informatique (E. ROCHE, Préf. ds P. LHERMITTE, Le Pari informat., Paris, France-Empire, 1968, p. 11).

Pour tout ce qui est caractérisé par l’informatique ou qui caractérise l’informatique, l'ordinateur n'est pas toujours nécessaire. Mais l'esprit informatique l'est, la décomposition de chaque problème général en sous problèmes et leur réorganisation dynamique, les uns en fonction des autres (D. GARRIC, L'Informat., révolution totale, 1969, p. 107 ds C. MARCELLESI, Approche synchr. du vocab. de l'informat., Thèse 3e cycle, Nanterre, t. 2, 1972, p. 452).

En somme, l’informatique n’est pas uniquement « l’ordinateur ». Une phrase attribuée à Edsger Dijkstra le résume très bien : « L'informatique n'est pas plus la science des ordinateurs que l'astronomie n'est celle des télescopes. » (Computer science is no more about computers than astronomy is about telescopes.)

LES MULTIPLES FACETTES DE L'INFORMATIQUE

Et donc faire de l’informatique n’est pas seulement le fait de travailler sur ordinateur. En effet, le terme « informatique » est souvent utilisé alors qu’en réalité il fait référence à des domaines d’activités professionnelles très larges.

Il y a tout d’abord les tâches informatiques classiques, qui relèvent davantage de la « bureautique », telles que le traitement de texte, l’impression, la maintenance, la comptabilité, etc…

Au contraire de ces activités, on observe une croissance des activités informatiques liées au web et au multimédia. On voit alors que les travaux annexes aux tâches sur ordinateurs se multiplient. Dans la gestion de projet par exemple, on ne reste pas la journée entière face à son PC pour entrer les données de son projet sur le logiciel : il faut effectuer des réunions, des enquêtes, etc…

Et il y a l’informatique de programmation, la partie cachée de l’iceberg, mais qui permet à tout le reste d’exister et d’être en surface.

L'IMAGE DE L'INFORMATIQUE

En général, lorsqu’un non informaticien parle d’informatique, il associe à ce terme l’idée d’un travail (ou d’un loisir) « a-social » et imagine l’informaticien solitaire, des journées entières, seul face à son ordinateur, plongée dans une activité perçue comme froide et rébarbative, sans contact avec l’extérieur si ce n’est par le biais de son PC.

Les a priori sont en effet très nombreux dans ce domaine. L’informatique n’est pas qu’une affaire de « codage », de maintenance et de travaux pénibles. L’enquête que nous avons mené auprès d’étudiants, lors de la journée portes ouvertes de la Faculté des Sciences, nous montre bien que lors de leur orientation, les étudiants semblent mettre d’emblée de côté les sections informatiques, et en particulier les filles. Il apparaît que ce dédain vient du fait que, plus jeunes, ces personnes aient rencontré des difficultés basiques à utiliser des outils informatiques et multimédias ou encore, une absence totale de cette utilisation.

LES FEMMES ET L'INFORMATIQUE

(sources : Aujourd’hui, le rapport entre les femmes et l’informatique et le multimédia est complexe, aussi bien dans le domaine scolaire, professionnel et extra-professionnel.
En effet, comparativement aux hommes, une majorité de femmes semble éprouver plus de difficultés à s’approprier les outils informatiques et multimédias ; cela, ajouté à la persistance des stéréotypes de l’image de l’informaticien, induit donc une sorte de fracture numérique.

Des études de l’Oxford Internet Institute en 2005 ont montré que l’écart de pourcentage entre utilisateurs de l’Internet masculin et féminin se ressert légèrement mais reste conséquent (64% contre 55%). A noter que cette enquête ne prend en compte que les usages d’Internet et qu’un sondage ayant pour thème l’usage des TIC (Technologie de l’Information et de la Communication), chez les différents sexes, ferait certainement apparaître une ‘fracture’ plus importante.

Différentes enquêtes, afin de déterminer l’intérêt pour l’Informatique et le multimédia, auprès de Lycéens cette fois, ont fait ressortir un fort clivage entre garçons et filles et que le terme « Informatique » semble trop large/obscur pour intéresser les filles.
On peut alors s’intéresser sur les raisons de l’intérêt moindre des filles.

Tout d’abord, il semblerait que les filles aient des préjugés figés des métiers de l’Informatique et des TIC. Elles en ont une image négative et il en va de même pour l’image des informaticiens. L’épanouissement dans un tel univers est donc pour elles peu imaginable.
Ajoutez à cela que le milieu cible la plupart de ses communications vers les hommes et il est alors compréhensible que les jeunes femmes aient peu d’intérêt pour lui. On peut alors imaginer que pour remédier à cela, que les publicités, les films et le web fassent un effort pour « féminiser » leurs campagnes.

Deuxièmement, dans leurs foyers, les filles sont moins équipées en matériel que les garçons, surtout en ce qui concerne les consoles de jeux, dont l’utilisation est souvent initiatrice à l’univers des TIC.
Ce manque d’intérêt peut-être expliqué par la prédominance des jeux de genres stéréo- typiquement masculins (action, course, shoot, combat, etc…) alors que les genres pouvant les intéresser existent bel et bien en nombre comme en quantité. Seulement, ceux-ci ne font pas, ou peu, référence auprès du grand public.
Ces types de jeux favorisant la création plus que le divertissement brut sont depuis quelques années en succès croissant (notamment les jeux online et les massivement multi-joueurs) et l’on peut donc espérer voir croître encore plus fortement l’intérêt des jeunes femmes pour les TIC dans les années à venir.

Dernièrement, il apparaît clairement que les filles comme les garçons ne connaissent pas les métiers des TIC par manque d’informations.


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Actualités

Jeudi 17 et vendredi 18 octobre 2013, deuxième Job Dating de l'Université Jean Monnet.

Mardi 17 septembre 2013, 14h, rentrée des étudiants de deuxième année du master d'informatique spécialité Web Intelligence.

Lundi 16 septembre 2013, 10h, rentrée des étudiants de première année du master d'informatique spécialité Web Intelligence.

Lundi 02 septembre 2013 rentrée des étudiants de L1, L2 et L3 d'informatique.

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